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Après PubMed, poursuivons l’exploration des bases de données avec Jstor. Contrairement à PubMed, c’est une base de données payante, vous pouvez donc la consulter depuis un campus abonné, ou en vous identifiant à distance sur le site de votre établissement.

Jstor, c’est un acronyme pour « Journal storage ». Cette base  a été créée par trois universités anglo-saxonnes qui ont décidé de scanner leurs publications pour pouvoir les consulter en ligne, via une base de données accessible sur Internet.
Les avantages de la numérisation des revues :

  • Les préserver et garantir un accès durable
  • Compléter les numéros manquants
  • Donner accès plus largement à toutes les universités, sans avoir à se déplacer.

Qu’est-ce qu’on y trouve ?

Pour les établissements toulousains, plus de 1000 revues en texte intégral, dans toutes les disciplines : de l’histoire à l’économie, de la biologie aux mathématiques, en passant par la santé, la musique, la littérature…

Comme l’origine du projet est anglo-saxonne, la majorité de ces revues sont en anglais. Mais on trouve quelques titres en français, espagnol, allemand…

Les archives peuvent remonter jusqu’au 19ème siècle. Par exemple, on peut lire la revue Science à partir de son premier numéro, paru en 1880.

Par contre, l’accès aux numéros les plus récents n’est pas systématique. Cela dépend des accords commerciaux avec les éditeurs. Il existe donc ce que l’on appelle un « embargo », ou « moving wall » en anglais qui est plus imagé : par exemple, l’éditeur n’a pas cédé les droits d’une revue pour les deux dernières années. C’est à dire qu’en 2010, je ne peux pas consulter les années 2009 et 2010, la barrière est à 2009. A partir de 2011, 2009 deviendra accessible et 2010 sera toujours verrouillé, avec 2011 : la barrière bouge.

Nous verrons dans un prochain billet les différentes façons d’accéder à Jstor, et plus largement, les différentes façons d’accéder à une revue en ligne et notamment de contourner les embargos.