Connaissez-vous bien la ville de Toulouse ? Les réponses au quiz

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Nous vous avons proposé, à l'occasion de l'expo flash "Toulouse monumentale et pittoresque", de tester vos connaissances sur la ville de Toulouse.

Merci aux participants et bravo aux gagnants !   

Voici les réponses :  

1. Sur quelle planche de Toulouse monumentale et pittoresque figure ce détail ?

Il s'agit de la porte de la commutation

Dès 1346, les Capitouls sont autorisés à instaurer un impôt sur le vin, les viandes et le poisson introduits à Toulouse à l’intérieur des remparts de l’époque. Cet impôt local est appelé droit de commutation en 1558. Datée de 1575 et œuvre de Jean Aleman, la porte de la commutation était la porte principale de la façade ouest du Capitole, sur l’actuel square de Gaulle. En 1880, dans le cadre du réaménagement de l’hôtel de ville, le bâtiment est détruit.

La porte de la commutation, qui avait fort heureusement été préservée, est déplacée en 1886 au Jardin des Plantes, où elle est remontée. Elle est protégée au titre des Monuments Historiques depuis le 18 mai 1925.

 

2. J'ai été consacré par le pape Urbain II le 24 mai 1096. Qui suis-je ?

La basilique Saint Sernin

Classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, Saint-Sernin est la plus grande église romane conservée en Europe : sa nef s'étire sur 115 mètres, sa voûte s'élève à 21 mètres et son clocher pointe à 65 mètres. Consacrée par Urbain II le 24 mai 1096, l'histoire de la basilique est liée aux récits qui entourent le martyre de saint Saturnin (Sarnin ou Sernin), premier évêque de la ville au 5e siècle.

L’édifice a été restauré de 1860 à 1879 sous la direction de Viollet-le-Duc. Seule une partie du projet a été réalisée mais des polémiques concernant cette restauration commencèrent dès 1874 et aboutirent plus d’un siècle plus tard à revenir à l’état antérieur aux restaurations de Viollet-le-Duc (ce qui ne manqua pas de soulever à nouveau des polémiques...).

 

3. Ma première pierre a été posée par Jean de Mansencal, 1er président du Parlement de Toulouse. Qui suis-je ?

Il s'agit du Pont-Neuf

En dépit de son nom, c'est le plus vieux pont de la ville enjambant la Garonne. Son édification résulte d’un enjeu national. Soucieux de disposer d’un franchissement large et fiable sur la route stratégique de l’Espagne, François Ier décide de financer la construction d’un pont par un impôt exceptionnel sur la région. La première pierre est posée le 8 janvier 1544 ou 1545 (les dates divergent) par Jean de Mansencal, premier président du Parlement de Toulouse. Interrompus en 1560 par les guerres de religion, les travaux sont achevés en 1632 et le pont est inauguré par Louis XIV, le 19 octobre 1659.

On peut aujourd’hui encore apprécier ses huit arches – en briques et pierres de taille – et ses piles évidées afin de limiter la pression de l’eau, un dispositif qui lui permettra de résister aux caprices du fleuve.

4. Quel monument toulousain n'a pas été construit par Urbain Vitry (1802-1863) ?

Le château Narbonnais

Dès le Moyen Age, plus de 60 moulins à farine étaient présents sur la Garonne et répartis entre trois lieux distincts : La Daurade, Le Château Narbonnais et Le Bazacle.

Les moulins du Château Narbonnais se trouvaient à la sortie sud de la ville, près de l’actuel pont Saint-Michel. Ils tiraient leur nom de la proximité de la résidence des comtes de Toulouse détruite au XVIe siècle. Les moulins ont connu plusieurs incendies et crues de la Garonne mais un coup fatal leur est porté le 4 juin 1900 avec la rupture de la digue de la Cavaletade. La société des moulins du Château Narbonnais, en grande difficulté économique, sera alors reprise par la ville puis passera à divers exploitants. Un incendie le ravagera totalement en 1940.

5. J'ai été construit en 1516 pour Béringuier Maynier, professeur de droit et capitoul. Qui suis-je ?

Il s'agit de l'Hôtel Lasbordes ou Hôtel du Vieux-Raisin

L'hôtel du Vieux-Raisin, appelé aussi Hôtel Maynier et Hôtel de Lasbordes est un hôtel particulier Renaissance de Toulouse situé au 36 rue de Languedoc. Son premier propriétaire est Béringuier Maynier, professeur de droit, seigneur de Canac et de Gallice et capitoul de 1515 à 1516. 

Sa devise est gravée sur les linteaux de deux fenêtres : TOGATI MAINERII EDES – LINGUA CONSTRUCTE FLORENT qui pourrait être traduite par « la demeure de l'avocat Maynier est florissante grâce à l'éloquence ». Le bâtiment a été classé au titre des monuments historiques en 1889.

 

 

Posté le 25/04/2022
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